Le premier tour de la primaire socialiste aura lieu dimanche pour départager les six candidats à l’investiture pour la présidentielle. Pour vous aider à voter, tour d’horizon du projet socialiste pour la santé et zoom sur le « petit plus » de chacun des prétendants.
Le projet socialiste prévoit notamment :
- La mise en place d’un nouveau pacte avec les professionnels de la santé : déploiement de maisons de santé, introduction du paiement au forfait pour les soins de premiers recours, régulation de l’installation des médecins (il sera demandé aux jeunes médecins d’exercer dans une zone de santé prioritaire pendant les premières années à la sortie des études), assouplissement du numerus clausus pour les étudiants en médecine, contrôle strict des dépassements d’honoraires.
- Pour les jeunes, le PS veut développer les « chèques santé » pour les aider à souscrire à une complémentaire santé.
- Grande loi « santé mentale » : abrogation de la loi sécuritaire sur l’hospitalisation sans consentement et sur la rétention de sûreté et réformer la formation des médecins et acteurs du secteur sur cette question.
- Euthanasie : réouverture du débat pour l’instauration d’une « assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ».

Ainsi, l’une des pistes avancées par François Hollande est le soutien et le financement par les collectivités locales et l’État de maisons de santé et de réseaux de santé. Le candidat se dit également favorable à une diversification des rémunérations des médecins et enfin il est contre la dépénalisaion du cannabis y compris pour un usage thérapeutique.

Martine Aubry souhaite donc demander aux jeunes médecins de s’installer, pendant 5 ans après la fin de leur formation, dans les zones de pénurie. Elle souhaite également remettre à plat l’organisation de la permanence des soins, « on ne peut pas accepter que les urgences soient encombrées par des cas qui pourraient être traités par les médecins généralistes si le système de garde était mieux organisé. » Enfin, elle est favorable à la dépénalisation du cannabis.

Dans les maisons de santé, elle souhaite par exemple expérimenter la rémunération salariée ou au forfait des médecins généralistes. Par ailleurs, elle mise sur une meilleure politique de prévention à l’égard des jeunes sur le thème de la sexualité. « Je généraliserai à tout le pays la possibilité d’accéder au Pass’Contraception et je rendrai la contraception gratuite pour tous les jeunes de moins de 25 ans. Je rendrai également effective l’application de la loi de 2001 qui prévoit trois séances annuelle d’éducation à la sexualité tout au long de la scolarité, pour les filles et les garçons. » Elle prône en outre la mise en place d’une carte santé pour les jeunes de 16 à 20 ans. Ce dispositif leur donnerait droit à une consultation médicale dentaire et psychologique gratuite tous les six mois. Enfin, elle est contre la dépénalisation du cannabis.

Arnaud Montebourg est par ailleurs « fermement opposé à toute forme de libéralisation de la consommation du cannabis ».

Il entend encadrer ces derniers et obliger les praticiens à maintenir une certaine proportion d’actes au tarif conventionnel. Il souhaite aussi sanctionner plus sévèrement les praticiens qui refusent les patients bénéficiaires de la CMU.
Lui aussi, il est contre la légalisation du cannabis.

Il propose la création de « maisons médicales de garde » et entend lancer « un plan volontariste » de construction d’hébergement d’urgence (CHU, CHRS). Il souhaite aussi mettre en place un bilan de santé pour tout citoyen tous les deux ans, qui serait gratuit pour les personnes à faibles revenus.
Par ailleurs, il se dit pour «le droit à donner la mort, dès qu’un collège de médecins établit que la maladie est incurable, que le malade est en grande souffrance, et que la famille donne son accord, ainsi que le malade s’il est en état de le faire.» Enfin, il est pour la légalisation du cannabis, vendu en pharmacie.
Source :
http://www.egora.fr/