C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Medscape auprès de 944 médecins hospitaliers et libéraux. Les répondants mettent en avant l’insuffisante rémunération des gardes et des tâches administratives.

La “rémunération des gardes de nuit et des week-ends est indécente (422 € bruts !). Le salaire net sans indemnités ramené aux années d’études, au temps de travail et aux responsabilités, est faible“, déplore un médecin spécialisé en réadaptation. Comme lui, 70% des répondants au sondage en ligne* de nos confrères de Medscape estiment être insuffisamment rémunérés pour leur travail. Un sentiment plus fort chez les jeunes médecins (80%) que chez les praticiens plus âgés (68% des plus de 45 ans).
Les hospitaliers répondants déclarent 66 881 euros de revenus annuels liés uniquement à la pratique clinique, en moyenne, et les libéraux 135 112 euros.
La rémunération semble ainsi trop faible au regard du temps de travail réel, en particulier le temps hors consultation, non rémunéré pour 75% des répondants : tâches administratives, mails et appels, coordination, formation… “Beaucoup de travail administratif de manière générale mais en plus non rémunéré ! Quel autre métier que le soin ferait ça ?“, s’indigne un généraliste de 63 ans.
En parallèle, les impôts apparaissent trop lourds pour 60% des médecins répondants. “Après impôts et charges, il reste moins de 25% du tarif de la consultation“, pointe un praticien.
Alors que le coût de la vie augmente, les voyages, les loisirs et les repas au restaurant font partie des premiers postes de dépenses qui sont réduits par les médecins. Par ailleurs, 11% d’entre eux avouent vivre au-dessus de leurs moyens.
* 57% de salariés.
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