Alors que la vague de chaleur entraine une “forte sollicitation des services d’urgence et des Samu”, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ce mardi l’activation du dispositif Orsan, qui permet d’adapter et de coordonner la réponse de la médecine de ville et de l’hôpital face à une situation sanitaire exceptionnelle.

Face à une canicule d’intensité “exceptionnelle” similaire à celle d’août 2003 – qui avait fait 15 000 morts, le Gouvernement prend les devants. A l’issue d’une réunion de la cellule interministérielle de crise sur la canicule, mardi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé sur X avoir activé le plan Orsan (organisation de la réponse du système de santé en situation sanitaire exceptionnelle), en concertation avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
Face à la forte sollicitation des services d’urgence et des SAMU liée à la vague de chaleur, en concertation avec @stephanie_rist, nous activons le plan ORSAN de niveau 2.
Cette décision permettra de renforcer les capacités de régulation médicale, de mobiliser les personnels…— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) June 23, 2026
Des déprogrammations possibles
Plus précisément, il s’agit du dispositif Orsan EPI-CLIM, “une boîte à outils graduée mise à disposition des ARS pour organiser la montée en charge du système de santé face à une canicule majeure”, explique le cabinet de Stéphanie Rist. “Il permet d’activer progressivement des leviers sur l’hôpital, le Samu, la médecine de ville et le médico-social, en fonction du niveau de tension”.
Le Gouvernement enclenche la phase 2 (sur 4), celle de la “montée en puissance”, face à des tensions “plus durables”. Elle prévoit “le renforcement de la coordination”, le “suivi resserré des capacités hospitalières” et la “mobilisation accrue de la médecine de ville”. “En dernier recours”, “localement si nécessaire”, des premières “déprogrammations ciblées” peuvent intervenir.

Pas de réquisition pour l’instant
Alors que les appels au centre 15 étaient en augmentation de “20 à 30%” selon les régions lundi, les hôpitaux s’attendent à prendre en charge dans les jours prochains de nombreux patients chroniques en décompensation. “Nous sommes dans une phase d’anticipation pour éviter l’engorgement des hôpitaux : on mobilise la médecine de ville avec un appel à la solidarité entre cabinets par exemple, a précisé le cabinet de Stéphanie Rirst. A l’hôpital, on procède à un monitoring quotidien des capacités, à une surveillance des plannings de garde”. Mais pour l’heure, aucune réquisition n’est envisagée.
[Avec AFP]
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