En visite lundi 27 avril à l’hôpital de Lavelanet, dans l’Ariège, le Président de la République a été interpelé par un médecin algérien sur le sort des praticiens à diplôme hors Union europénne (Padhue). Reconnaissant leur rôle à l’hôpital, le chef de l’Etat a fustigé le “bordel” de la procédure de régularisation.

En janvier 2024, déjà, Emmanuel Macron affichait sa volonté de “régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent à bout de bras nos services de soins”. Mais deux ans et une réforme plus tard, pour les Padhue, “c’est encore le bordel”, a déploré lundi matin le Président de la République, en visite à l’hôpital de Lavelanet, en Ariège.
Alors qu’un médecin originaire d’Oran l’informait que l’ensemble des praticiens présents ce jour-là dans l’établissement étaient des Padhue, le chef de l’Etat s’est emporté contre la procédure d’autorisation d’exercice qui leur est imposée. “C’est un truc qui me rend dingue ! C’est la folie du système français”, a fustigé Emmanuel Macron. “C’est des gens remarquables qu’on fait bosser, qui font de la médecine, qui sont à l’hôpital et, le jour où il faut les titulariser (…) on repart tout de zéro, il faut passer un concours pour emmerder le monde”, a-t-il lancé.
Un peu plus tard dans la journée, le chef de l’Etat est revenu sur le sujet, sa petite phrase sur “les mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie” ayant provoqué de nombreuses réactions politiques à droite. Emmanuel Macron a appelé à ne pas tomber dans les “caricatures”. “Etre exigeant” avec les pays tiers n’empêche pas de “considérer aussi que pour faire tourner nos services publics on a parfois besoin de leurs ressortissants”.
[Avec AFP et BFMTV.com]
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