La porte-parole du Gouvernement, Maud Bregeon, a assuré vendredi 5 décembre que le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 ne comprendrait finalement pas d’augmentation des franchises médicales.

Avant que les députés n’adoptent, ce vendredi midi, la partie “recettes” du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, la porte-parole du Gouvernement a assuré qu’il “n’y aura pas d’augmentation des franchises médicales” dans ce texte. “Le Premier ministre a été clair, nous ne passerons pas en force”, a précisé Maud Bregeon, invitée sur la matinale de TF1. “Et de toute évidence, il n’y aura pas de majorité pour augmenter les franchises dans ce budget.”
La mesure ne devrait, par ailleurs, pas être prise par décret après les discussions sur le budget. “On ne le fera pas sans les parlementaires”, a promis Maud Bregeon.
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Jeudi, dans l’hémicycle, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, avait déjà affirmé que le doublement des franchises médicales ne pouvait plus “être inclus” dans “les projections financières” pour l’année prochaine, faute de consensus. Des propos confirmés, un peu plus tard, par Sébastien Lecornu.
“Par contre […] si on renonce à cette mesure-là”, “il faudra trouver des mesures d’économies à mettre en face”, a prévenu Maud Bregeon ce vendredi, rappelant l’objectif limite de 20 milliards d’euros de déficit souhaité par le Gouvernement. “Comme d’habitude, face à chaque ‘plus’, il faut mettre un ‘moins”, a-t-elle insisté.
Interrogée sur le refus de l’ancien Premier ministre, Michel Barnier, de voter le PLFSS actuel – qu’il a exprimé dans Les Echos – , la porte-parole du Gouvernement s’est interrogée : “Quelle est l’alternative ?” “Une fois que l’on a dit que l’on ne veut pas voter, comment fait-on ? Puisqu’aucune loi spéciale n’est possible et, qu’encore une fois, l’absence de budget pour la Sécurité sociale laisserait filer le déficit, y compris pour l’avenir et pour les générations futures”, a-t-elle lancé, au micro de nos confrères.
[Avec AFP et TF1]
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