Il persiste encore beaucoup trop de fausses idées sur le VIH – et en particulier ses modes de transmission – , selon une enquête Opinion Way initiée par le laboratoire Gilead et dévoilée à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

Selon cette étude, près d’un quart des Français (23 %) pensent encore que le VIH peut se transmettre en embrassant sur la bouche une personne séropositive, et même 41% chez les 18-24 ans. Plus d’un tiers (36%) pensent qu’une transmission est possible via des objets qui ont été en contact avec la salive de personnes infectées (brosse à dent, verre); et la même proportion par des piqures de moustiques (51% chez les moins de 35 ans).
En outre, alors que les traitements permettent actuellement aux personnes porteuses du VIH de ne plus transmettre le virus lors de rapports sexuels même non protégés, 81% des Français pensent que ce n’est pas le cas. “Quand le virus est indétectable, il ne peut pas être transmis, c’est le concept de I=I « Indétectable = Intransmissible ». Notre devoir collectif est de renforcer le travail de pédagogie”, rappelle le Dr François Durand, directeur médical VIH chez Gilead France.
Finalement, l’enquête montre que les idées reçues dans ce domaine ont peu, voire pas, évolué en cinq ans.
Ces fausses croyances entrainent une stigmatisation des personnes vivant avec le VIH, avec des comportements d’évitement, de rejet social et/ou médical, voire de renoncement aux soins.
Références :
D’après un communiqué de Gilead (25 Novembre).
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