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EGORA – Les “transpartisans” appellent Lecornu à réguler l’installation des médecins

Les députés du groupe transpartisan à l’origine de la proposition de loi dite “Garot” appellent le nouveau Gouvernement à inscrire l’examen de leur texte au Sénat. Adopté en mai à l’Assemblée nationale, il vise à restreindre la liberté d’installation des médecins pour lutter contre la désertification médicale.

Chloé Subileau

Chemins divergents, fourche

Un collectif comprenant des députés de tous bords politiques a appelé, lundi 15 septembre, le nouveau Gouvernement à inscrire au Sénat leur texte, adopté au printemps à l’Assemblée nationale, pour réguler l’installation des médecins en France. Ces élus, allant de La France insoumise (LFI) aux Républicains (LR), réunis à Laval, ont lancé cet appel deux jours après l’annonce de Sébastien Lecornu de faire de l’accès aux soins une “grande priorité nationale”. 

A l’occasion de son premier déplacement en région, le nouveau Premier ministre a notamment promis de bâtir d’ici 2027 un réseau de sites “France Santé”, afin de garantir à tous les Français une offre de soins à environ 30 minutes de chez eux

Cette annonce “va dans le bon sens” mais “la question est [de] savoir comment rendre cette promesse effective”, a déclaré lundi le député Guillaume Garot, à Laval. Selon le député PS, il est donc nécessaire “de mieux répartir nos forces médicales et donc de réguler l’installation des médecins”“Nous lançons cet appel solennel au Gouvernement comme à nos collègues sénateurs, pour inscrire notre loi transpartisane […] à l’ordre du jour du Sénat aussi rapidement que possible”, a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse, aux côtés d’autres députés, comme Hadrien Clouet (LFI) ou Xavier Breton (LR).

Lire aussi : Egora décrypte la proposition de loi Garot

Pour rappel, Guillaume Garot est à l’initiative du groupe transpartisan ayant déposé une proposition de loi visant à encadrer l’installation des nouveaux médecins. Adoptée en mai à l’Assemblée nationale, elle doit désormais être examinée au Sénat. Selon ce texte, les praticiens devraient obtenir l’aval de l’ARS, accordé de droit s’ils souhaitent s’installer dans une zone en tension. En revanche, dans les territoires mieux pourvus, un médecin ne pourrait s’installer qu’en remplacement d’un autre partant. 

[Avec AFP] 

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