Le syndicat Reagjir pointe, dans un communiqué, “l’inaction” du Gouvernement concernant le déploiement des guichets uniques départementaux d’accompagnement des professionnels de santé. Alors que les internes et jeunes médecins attendent la généralisation de telles structures, l’organisation syndicale appelle, ce vendredi 3 mai, Frédéric Valletoux à “enfin s’emparer de ce sujet”.

 

Où en est-on du guichet unique départemental d’accompagnement des professionnels de santé ? C’est la question que lance le syndicat Reagjir* dans un communiqué, diffusé ce vendredi. Alors que François Braun, alors ministre de la Santé, avait annoncé lancer une mission sur le déploiement partout en France des guichets uniques lors de la restitution des travaux du CNR** santé en mai 2023, “force est de constater qu’aucune avancée n’est à noter”, regrette l’organisation syndicale. “L’abandon manifeste de la mission annoncée et l’absence complète de concertation avec les représentants des étudiants et jeunes médecins témoignent de l’inertie ministérielle évidente sur ce sujet”, ajoute-elle.

 

 

La mise en place de ces guichets uniques départementaux d’accompagnement des praticiens, en particulier lors de leur installation afin “d’encourager l’exercice de la médecine de ville”, est une forte demande des syndicats d’internes et de jeunes médecins. Leur création a été actée en décembre 2022, via l’article 38 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023.

 

 

Mais si des structures existent, leur généralisation se fait attendre. Face à “l’inaction” du Gouvernement, Reagjir appelle donc Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention, à “enfin s’emparer de ce sujet en associant l’ensemble des acteurs concernés, afin que la volonté du législateur ne reste pas lettre morte”.

Le syndicat rappelle également ses dix recommandations, établies avec l’Isnar-IMG***, en faveur du déploiement de tels guichets. Parmi elles, la nécessité de mettre en place un système d’agrément avec un cahier des charges réglementaires, de permettre un accompagnement individuel personnalisé adapté aux besoins de chaque étudiant et jeune professionnel, ou encore d’établir un recensement précis de l’offre de soin et des besoins territoriaux.

 

* Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (Reagjir).
** Conseil national de la refondations (CNR) en santé.
*** Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG).

 

Source :
www.egora.fr
Auteur : Chloé Subileau

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