//ECNI 2018 – Rappel du classement… Internes vs externes : quels niveaux ?… Classement de l’ex-Miss France, Marine Lorphelin

ECNi 2018 : découvrez le classement

Les résultats des ECNi 2018 viennent de tomber. Découvrez le classement sur Egora. Le major est Alexis Maillard, 25 ans.

 

Les premiers de la liste :

 

 

« Ces épreuves se sont déroulées dans des conditions très satisfaisantes, tant au niveau de l’organisation, de la technique que de l’informatique », s’est félicité le Centre national de gestion, dès la fin des épreuves mercredi dernier.

 

Cette troisième édition des ECN informatisées semble effectivement n’avoir pas connu de plantage majeur, comme lors des deux précédentes.

 

 

34 centres d’épreuves accueillaient les candidats. Sur les 9 452 inscrits, quelque 8 700 ont effectivement participé aux épreuves.

Source :
www.egora.fr
Auteur : Egora

Sur le même thème :
En plein stress des ECN, ma bataille pour récupérer mes fiches volées
ECNi 2018 : enfin une édition sans plantage majeur
ECNi : les chiffres clés de l’édition 2018
Suppression des ECN : 5 clés pour tout comprendre
Major des ECN 2016 : « C’est l’année où j’ai pris le plus de repos »


Scandale : ces internes qui n’ont même pas le niveau d’un externe

[Rediff] – La situation risque de devenir incontrôlable. Chaque année, de plus en plus d’étudiants en médecine issus de formation de l’Union Européenne se présentent aux ECN. Derniers au classement, ils se retrouvent en médecine générale et embolisent des places d’internes, sans en avoir le niveau. Le Pr Philippe Jaury, coordonnateur du DES de médecine générale a lancé l’alerte. Il s’explique.

 

Egora.fr : Vous avez alerté l’ARS et le ministère sur la question des internes incompétents. Quelle a été leur réaction?

Pr Philippe Jaury : Ils sont au courant depuis longtemps. L’année dernière, nous avons rencontré les représentants du ministère de la Santé et du ministère de l’Enseignement supérieur mais ils ne veulent rien faire. On s’est fait envoyer promener en nous disant : « Circulez, il n’y a rien à voir. Il s’agit d’internes européens et on ne peut rien faire ».

Du côté de l’ARS, ils sont très embêtés mais à la limite ça n’est pas leur problème. Leur souci est de trouver d’autres internes dans les hôpitaux pour que ça tourne. Mais l’ARS nous a soutenus.

Cette année, nous avons eu le même problème et cette fois-ci nous avions anticipé le coup. On avait demandé aux sept facultés d’Ile-de-France de repérer les internes en difficulté car les derniers du classement avaient massivement choisi l’Ile-de-France. Comme il s’agissait des dernières places, ils ont été placés dans les hôpitaux périphériques où ils étaient très nombreux. Et là ils ont très vite posé problème. Les directeurs d’hôpitaux nous ont prévenus tout de suite. Ils ont aussi appelé l’ARS.

Le président de la conférence des doyens et moi-même en tant que coordonnateur avons décidé d’exfiltrer ces internes de leur service pour les mettre en formation et évaluation chez plusieurs chefs de service de médecine interne qui avaient accepté de les former (voir encadré ci-dessous). Ils se sont donc retrouvés en surnombre dans plusieurs services de pointe. Ils sont donc dans un stage non-validant mais dans lequel ils sont payés. On a déjà un retour des chefs de service qui nous disent que c’est une catastrophe. Ils ont des niveaux de D2, c’est-à-dire de quatrième année de médecine.

Concrètement comment constatez-vous leur incompétence?

Nous le constatons après l’évaluation en situation de leurs chefs de service. Lorsqu’ils ne savent pas ce qu’est une clairance de la créatinine ou qu’ils ne savent pas interpréter un électrocardiogramme par exemple. Ils n’ont jamais examiné un patient. Ils sont incapables de prendre une décision.

A l’hôpital on s’est tout de suite aperçu qu’on ne pouvait pas laisser ces internes de garde parce qu’ils ne comprenaient rien. On ne pouvait pas laisser des lits à des internes qui ne savaient pas examiner.

Quel est le profil de ces internes?

Il s’agit d’internes qui n’ont pas fait leur deuxième cycle en France. La plupart viennent de Roumanie. Certains roumains ne se débrouillent pas trop mal en français et ont même déjà examiné des patients mais ils ont tout de même un niveau médical très bas. Il y a aussi des Français qui sont allés faire leurs études en Roumanie parce qu’ils ont loupé leur Paces. Il y a même un étudiant français qui n’a pas passé la Paces en France parce qu’il était sûr de la louper, alors il est allé directement en Roumanie. J’estime que c’est de l’escroquerie.

D’autant qu’en Roumanie, s’il n’y a pas de concours d’entrée, il y a un concours de sortie après la validation du deuxième cycle. Ils ne sont que 40% à passer en internat. Ceux qui pensent qu’ils n’auront pas leur concours viennent en France passer les ECN puisqu’il n’y pas de note éliminatoire. C’est de la pure folie. Les Français vont en Roumanie parce qu’ils n’ont pas le concours d’entrée et les Roumains viennent en France parce qu’ils n’ont pas le concours de sortie.

On l’a dit l’année dernière, le gouvernement n’a rien voulu faire. Cette année on a mis certains internes dans des stages de reformation mais pas tous, car tous les chefs de service ne nous ont pas contactés. Il y en a encore une qui m’a appelé hier en me disant qu’elle ne pourrait pas valider le stage de son interne. Du coup ces internes vont redoubler et pendant ce temps-là ils sont payés par l’ARS. D’autant que si les internes ne font que redoubler, au bout d’un certain temps ils ne pourront plus être médecin. Ils ont six ans pour faire leur DES. On a calculé, s’ils redoublent trois fois de suite, ils ne pourront pas finir leur DES. En attendant, les autres internes sont obligés de faire plus de gardes, ça embête tout le monde.

L’expérience de les mettre en surnombre dans certains services de pointe, nous ne pourrons pas la renouveler l’année prochaine. L’ARS ne veut plus nous suivre.

Depuis combien de temps dure ce problème?

Surtout depuis deux ans. Avant l’Ile-de-France était bien choisie pour l’internat mais les jeunes se retrouvaient ailleurs. Le problème se situait dans d’autres régions. Mais en Ile-de-France, c’est de pire en pire. Il y  a eu près de 60 internes dans ce cas-là cette année.

Les stages de remises à niveau de six mois ne suffisent pas?

Bien-sûr que non. L’ARS dit que ce n’est pas leur travail et que c’est du ressors des doyens. Et chacun se renvoie la balle. En fait, c’est le problème du gouvernement.

La conférence des doyens et le conseil de l’Ordre préconisent d’instaurer une note éliminatoire aux ECN, est-ce la solution?

Il est évident que si l’internat était sanctionnant, on aurait des internes compétents. On peut toujours discuter de la valeur de ce type de sélection, mais c’est un autre débat. Ce n’est quand même pas normal que quelqu’un qui a 0, ou 1 à l’internat puisse être interne. D’autant que c’est un danger pour les patients. Nous sommes obligés de les retirer de la garde. Si le gouvernement attend qu’un patient meurt et qu’il y ait une plainte, qu’il se rassure ça ne va pas tarder. Le gouvernement nous dit de nous débrouiller. Que nous n’avons qu’à mieux les former.

Le Pr Djillali Annane qui est doyen de la faculté de médecine de Versailles et conseiller de la ministre ne m’a même pas répondu quand j’ai demandé à le revoir. Il botte en touche. J’espère que la médiatisation du problème pourra faire bouger les choses.

Quels sont les conséquences du problème sur les hôpitaux?

Ils déstabilisent totalement les services, notamment au sein des hôpitaux périphériques. L’Assistance publique n’a jamais eu des internes comme ça, ils ne se rendent pas compte. Sauf quand ils les prennent en surnombre. Ces internes, vu leur classement, se retrouvent dans des services de la périphérie, à Montfermeil, Villeneuve-Saint-Georges… C’est une catastrophe pour ces hôpitaux et un danger pour la santé publique. On a une angoisse qu’il arrive quelque chose.

On ne peut pas rester dans cette situation. Il faut qu’il y ait une présélection à l’internat. En Allemagne, ils ont au moins une épreuve de langue. En France, il n’y en a même pas. Certains ne parlent pas le français mais se retrouvent quand même interne. On a eu le cas d’une Grecque, elle ne parlait pas un mot de français. Elle voulait faire de la chirurgie pédiatrique en cardiologie, mais en Grèce, elle devait attendre quatre ans pour pouvoir se former. En attendant, elle a eu le choix, soit d’être chauffeur de taxi à Athènes, soit venir faire l’internat en France… Elle va faire des stages de pédiatrie pour se former. Du coup, elle embolise les stages, ne parle pas français donc ne comprend rien. Elle croyait en plus qu’elle était payée, logée et nourrie.

 

« Il faut un examen clinique avant de pouvoir passer les ECN »

Le Pr Jean-François Bergmann, chef de service de médecine interne à l’hôpital Lariboisière s’est porté volontaire pour accueillir des internes en difficulté en surnombre dans son service.

Egora : Quelles difficultés rencontrent les internes que vous avez pris en surnombre dans votre service?

Il y a un mélange de lacune de langues, de connaissances, parfois les deux cumulées. Il y aurait aussi un autre cas d’un interne très nonchalant… La mission que l’on nous a confié c’est de les prendre dans nos services de décembre jusqu’à fin avril, de les former et de voir leur évolution. J’ai un étudiant qui est très zélé, attentif, humble. Je l’envoie retourner aux cours de sémiologie des deuxièmes années. Il accepte. Il a fait des gros efforts pour essayer de mieux parler, d’écrire un peu le français. Il s’améliore, mais le remettre le 1er mai prochain dans le circuit me paraît prématuré.

Le souci c’est que pour la première fois cette année, il restait des places à Paris pour les derniers du classement, ce qui n’arrive pas généralement. Et les places restantes ont souvent été prises par paquet par les derniers. Un service qui offre quatre postes d’internes peut ainsi se retrouver avec quatre derniers… Dans ces conditions, cela devient rapidement catastrophique et dangereux.

Combien de temps faudra-t-il pour reformer ces élèves?

Je ne peux pas juger pour les autres. Quant à celui qui est dans mon service, j’estime qu’il aura besoin au moins d’un an supplémentaire après le petit semestre qu’il a fait chez moi. Le problème, c’est que l’ARS qui a accepté cette mesure exceptionnelle ne veut plus continuer dans cette voie-là. Pendant leur reformation, les internes sont payés. L’ARS se dit que s’il faut les payer comme des internes pendant encore un an alors qu’ils n’ont pas le niveau d’un externe et que l’année prochaine une nouvelle promotion arrive… Cela va finir par faire une masse budgétaire qui va poser problème.

Quel est le niveau réel de ces internes?

C’est très bizarre. J’ai discuté avec l’interne de mon service et je comprends que sa formation est patchwork. Il y a des choses qu’il sait et des pans entiers qu’il ne sait pas. Il a appris la pleurésie mais pas la sclérose en plaque. Ça fait peur. Ils ont beaucoup à apprendre. Il faut absolument trouver une solution et je pense que la meilleure serait qu’il y ait une sélection pour autoriser à passer l’ECN. Elle ne serait pas forcément sur la langue. Certains peuvent mal parler et tout savoir et inversement. On se demandait si l’épreuve clinique pratiquée en DCEM3 où on examine un patient devant un enseignant ne serait pas un moyen de détecter ceux qui ont vraiment un niveau de compétence inacceptable. Ainsi, ils ne seraient pas autorisés à passer l’ECN.

La note éliminatoire n’est pas une bonne idée?

Le problème de la note éliminatoire est que l’on va avoir cette année pour la première fois un ECN sous forme de QCM et que l’on ne sait pas où sera la barre. La moyenne pourra être à 6, comme à 12… Le mieux serait de pouvoir les tester avant.

[Article initialement publié sur Egora le 28 janvier 2016.]

Source :
www.egora.fr
Auteur : Sandy Berrebi-Bonin

Sur le même thème :
Stages, gardes, rémunération : ce que réclament les externes
Exploités, sous-payés, maltraités : la fronde des externes en médecine
Un tiers des étudiants en médecine a un niveau de 6ème en anglais


ECNi 2018 : découvrez le classement de l’ex Miss France, Marine Lorphelin

Les résultats des ECNi 2018 viennent de tomber. Marine Lorphelin, Miss France 2013 se classe 3795ème sur 8706 participants.

 

3795ème et fière de l’être. Marine Lorphelin est manifestement heureuse de son classement. Dès la diffusion des résultats, ce mercredi, elle a posté un message de contentement sur Twitter.

 

 

6 ans… qui se terminent. Un brin de nostalgie mais aussi une grande envie de « passer à autre chose » avait confié l’ex Miss sur Twitter à la veille des ECN.

 

 

Et le concours n’a pas été de tout repos. Marine Lorphelin a fait part de ses insomnies sur Twitter.

 

 

 

Le 20 juin dernier, c’était la délivrance. Elle a tweeté  » Examens terminés c’est le plus beau jour de ma vie… enfin après plein d’autres jours . »

 

 

Source :
www.egora.fr
Auteur : Egora

Sur le même thème :
ECNi : les chiffres clés de l’édition 2018
ECNi 2018 : enfin une édition sans plantage majeur
[Rediff] – 24ème aux ECN : « J’ai un souci d’excellence, je choisis médecine générale »

2018-07-13T11:42:23+00:00 13 juillet 2018|EGORA news|0 Comments

Leave A Comment